Archive | décembre, 2010

Pourquoi la Chine veut-elle racheter l’Europe (2/2)

29 Déc
Un but final : rompre le lien Europe-USA

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, et sans doute autant que le Pacte Atlantique, le plan Marshall permit aux USA de transformer une partie non négligeable de l’Europe en protectorat. Ceci fut rendu possible parce qu’à l’époque les États-Unis possédaient une monnaie qui s’appuyait sur la détention, par eux, de l’essentiel des réserves d’or de la planète.

Sans disserter longuement sur la nature de ce protectorat, rappelons simplement qu’il fut politique (la fameuse « solidarité atlantique ») mais également … culturel. Les USA veillèrent bien, à coup de films notamment, à exporter les valeurs et emblèmes de l’« american way of life » afin de séduire et modeler les esprits européens.

Au jour d’aujourd’hui, les USA tentent de maintenir, vaille que vaille, ce protectorat mais en changeant sa nature toutefois. Il devient essentiellement militaire – l’OTAN en étant la représentation la plus emblématique en Afghanistan ou, peut-être bientôt, dans les cieux, si le bouclier antimissile ou si l’avion de combat F.35 se concrétisent matériellement – et se fonde, non sur le financement mais sur la collaboration et la mutualisation des moyens. Les USA, en effet, n’ont plus les moyens de payer … .

C’est sur cet état de fait que comptent les Chinois. La crise est pain béni pour Pékin. Les difficultés de la zone euro offrent, et comme jamais, la possibilité de racheter, et progressivement, et à vil prix au fur et à mesure que le temps passera, des pans entiers de l’économie européenne, qu’elle soit « réelle » ou « virtuelle » … c’est-à-dire financière. Et, en bons marxistes qu’ils ont été, les dirigeants chinois savent très bien que la souveraineté politique est toujours conditionnée par la souveraineté économique et financière, celui qui paye, et beaucoup, étant (toujours) celui qui commande  … .

De la sorte, et en plaçant sous sa coupe l’économie européenne, Pékin entend placer le continent dans sa sphère d’influence afin de distendre, d’abord, de rompre, ensuite, la solidarité atlantique, ciment principal de l’unité occidentale c’est-à-dire du couple Europe/USA.

La guerre « hors limites »

Cette vaste entreprise dépasse donc, et de loin, la sphère économique.

Elle illustre une logique stratégique chinoise formalisée dans un ouvrage des colonels Qiao Liang, et Wang Xiangsui, : « La Guerre hors limites », Payot et Rivages, 2003.

Ce traité énonce sans détour, et avec une franchise pour le moins étonnante, la pensée géopolitique et géostratégique de la Chine d’aujourd’hui. Il souligne que, pour elle, tous les domaines – dont ceux de l’économie, de la finance, de l’information, de la culture, etc. – peuvent devenir, ou champ de bataille, ou système d’arme, ou les deux à la fois, l’action militaire n’ayant vocation ni à l’exclusivité ni à la totalité de l’expression de la puissance armée de l’Etat … chinois.

Dans cette optique, il faut donc considérer la stratégie chinoise en Europe pour ce qu’elle est, c’est à dire un acte de guerre (non militaire donc hors limite) dirigée contre les USA, et ce, à un moment et dans un domaine où, pour la première fois de leur histoire, et pour raison de surendettement, les USA n’ont sans doute plus la maîtrise de leur destin faute d’avoir encore celle de leurs moyens.

Enjeu de conflictualité, l’Europe a peut-être une carte à jouer en rusant avec l’un et l’autres des Empires pour finalement tirer les marrons du feu.

Le veut-elle ? Le peut-elle … dans le mental de ses dirigeants ?

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Pourquoi la chine veut-elle racheter l’Europe (1/2)

28 Déc

L’Empire du Milieu voudrait racheter plusieurs milliards d’euros de dettes portugaises. Lentement, mais sûrement, la Chine «tisse sa toile» en Europe. Selon le journaliste Jean-Louis Denier, l’état asiatique souhaiterait éviter tout protectionnisme de la part des Européens et développer une zone d’influence politico-financière
La longue liste des « emplettes » chinoises en Europe

Wen Jiabao - Flickr - World Economic Forum - cc Selon un quotidien portugais – le Journal de Negocios – la Chine s’apprêterait à racheter plusieurs milliards d’euros de dettes portugaises. Cette opération prendrait la forme d’une acquisition massive d’obligations d’Etat lusitaniennes et se déroulerait lors du premier semestre de l’année 2011.

Habituellement, les commentaires et considérations d’usage ne rendent compte de ce type de décision que sous un seul angle, celui de l’économie. Ils considèrent – et ils n’ont pas tort – que Pékin poursuit principalement trois objectifs en soutenant les pays de la zone euro :

1° Préserver la situation financière (le pouvoir d’achat) d’un ensemble géographique et économique qui est le premier débouché des exportations chinoises dans le monde et le second partenaire commercial de la Chine après les USA.
2° Rallier l’Union européenne à la cause du Yuan et obtenir d’elle une attitude bienveillante permettant à la Chine de continuer à sous-évaluer sa monnaie et donc de continuer à exporter massivement.
3° Diversifier les placements chinois (1900 milliards d’euros de réserves de change) en achetant de plus en plus d’avoirs libellés en euros et de moins en moins d’avoirs libellés en dollars.

Même exacte, cette vision des choses est partielle et néglige une autre approche, celle qui, géopolitique, rend compte d’intentions chinoises qui ne sont pas uniquement économiques ou qui intègrent le facteur économique dans une stratégie globale et internationale d’Etat où l’économie est la continuation de la politique par d’autres moyens.

Cette instrumentalisation de l’économie la place donc sous la subordination, et de la politique, et d’un Etat, c’est-à-dire d’une puissance publique, qui poursuit des buts et visées « impériales », non seulement concurrentes – mais déjà antagonistes – de celles d’un autre « imperium » … celui des Etats-Unis. De la sorte, elle présente une particularité : elle constitue un contre-exemple parfait de la théorie libérale qui prétend exonérer l’économie de l’emprise décisionnelle de la politique. Par ailleurs, elle rappelle aux optimistes béats de la sinophilie à tout crin que le libre-échangisme chinois a pour cadre un régime autoritaire qui, de son point de vue, présentent deux vertus dans la mesure où il n’est tributaire, ni de l’instabilité politique (car ignorant les élections libres), ni de l’impatience, ce défaut typiquement occidental…

La longue liste des « emplettes » chinoises en Europe

Cela pourrait ressembler à un voyage organisé par quelque tour-operator mais de Göteborg à Varsovie, de Berlin à Athlone, du Pirée à la vallée du Douro, l’on retrouve des dirigeants chinois publics et privés (le sont-ils réellement ?) pour signer des contrats, conventions et autres accords de partenariat.

Les uns permettent le rachat de Volvo, les autres instaurent des relations privilégiées dans le domaine de la production du cuivre ou de la machine-outil, quand les troisièmes entérinent des partenariats financiers renflouant, qui des armateurs, qui des Etats recherchant aussi ardemment qu’urgemment des liquidités pour boucler leurs fins de mois.

Dans tous les cas, la Chine « tisse doucement sa toile (…) », pour reprendre les termes de Wen Jiabao, premier ministre, ce dernier ayant rappelé, lors d’un voyage en Grèce en octobre de cette année, que l’Empire du Milieu voulait faire un grand effort pour soutenir les pays de la zone euro.

Soutenir ou … contrôler ?

Ce soutien n’est pas le produit d’une soudaine générosité ou d’une (improbable) conversion de Pékin à l’humanisme ou à une charité très christique à l’approche de Noël … .

La Chine veut atteindre deux objectifs en Europe :

–  la création d’une vaste tête de pont économique et mercatique la protégeant de toute tentation protectionniste de la part des Européens ;

–  le développement d’une zone d’influence politico-financière, l’argent chinois ayant vocation à acheter les consciences, les choix, les décisions et, en toute dernière extrémité, les dirigeants et dirigeantes eux/elles-mêmes … .

Ces objectifs font parti d’une dialectique subtile où l’économique renvoie au politique et vice et versa. Elle vise ni plus ni moins, sur le moyen et le long terme, à placer l’Europe sous (forte) influence chinoise, influence – selon la logique de Pékin – tendant à concerner, et le niveau strictement « national », et le niveau « européen », le premier étant traité à coup de partenariats économiques divers, le second relevant du soutien chinois apporté à l’euro, soutien qui va devenir de plus en plus évident et officiel afin de protéger la devise des assaut spéculatifs.

 

De la droite (2/2)

27 Déc

La seconde guerre mondiale achève enfin de modeler l’identité de la droite française. L’apparition du gaullisme comme phénomène politique, à partir de 1947, modifie en profondeur l’identité de la droite française. Une part importante de cette légitimité républicaine de la droite se forge à travers la geste gaulliste de la Seconde Guerre mondiale,  comme l’illustre la distinction d’une élite politique issue de la résistance. La fondation de la Ve Rep. par le général a achevé de légitimer la droite comme force républicaine, puisqu’elle détiendra le pouvoir pendant les 23 premières années du régime.

Comment la droite actuelle se situe-t-elle face à cet héritage complexe. Celui-ci semble aujourd’hui brouillé, et de nombreux clivages autrefois cruciaux s’effacent: le clivage laïque ne se situer plus aujourd’hui au cœur du débat entre droite et gauche. La gauche a été également fait depuis longtemps la preuve de sa capacité à gérer avec rigueur les finances du pays. Le clivage entre droite libérale et droite gaulliste, a aujourd’hui quasiment disparue, surtout après la conversion durant les années 80 du néo-gaullisme au libéralisme et la fondation de l’UMP, aujourd’hui majoritairement atlantiste, néo-libérale, européiste et fédéraliste. Et cela malgré Galouzeau de Villepin, centro-gaulliste, qui démontre que « l’image » gaulliste a encore un certain poids. La notion de rupture développée par Sarko montre à l’évidence une volonté chez ce dernier de s’affranchir de certaines tutelles, notamment de celle traditionnel.

Sarkozy, atlantiste et libérale, a aussi bouleversé la donne politique en pratiquant l'ouverture.

 

 

De la droite (1/2)

26 Déc

Historiquement, la première expression d’une droite et d’une gauche politique date de la Révolution: au cours du mois d’aout 1789, les « amis du peuple » se regroupent progressivement à gauche de l’hémicycle, quand « ceux qui étaient attachés à la religion et au roi » cantonnent à droite. A l’occasion des débats révolutionnaires, les camps politiques prennent donc l’habitude de distinguer les camps politiques sous les vocables de « droite » et de « gauche ». Mais ce concept évolue avec les événements politiques: les girondins, autrefois placés à gauche, se trouvent déportés à droite. Plus globalement, la pensée libérale de la révolution s’articule autour de la distinction nette de deux phases: une première, la révolution « bourgeoise », que la droite libérale cautionne majoritairement, qui consiste à mettre à bas les privilèges et à instituer le régime d’Assemblée; une seconde, qu’elle réprouve, qui conduit à l’exigence d’une République démocratique et sociale, et aux excès de la Terreur.

Le début du XIXe siècle est marqué par la difficulté pour la difficulté pour la droite de penser cet héritage révolutionnaire. La bourgeoisie libérale, après avoir soutenu l’épisode impérial, qui rétablit en France un ordre public durable et renforce la centralisation de l’État et le système administratif,  porte les revendications d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire, en rupture avec le système absolutiste. La révolution de 1830 et l’avènement de la monarchie de Juillet constituent donc pour elle une forme de triomphe politique: le régime de Louis-Philippe en fait la nouvelle élite du Régime. C’est à partir de cette époque que l’on distingue la droite orléaniste, libérale et bourgeoise (symbolisée par la formule de Guizot « Enrichissez-vous par le commerce et par l’épargne), attachée à un certain contrôle du pouvoir exécutif, et la droite bonapartiste.

L’affaire Dreyfus et ses suites vont constituer le principal moment de la clarification du clivage droite-gauche dans le cadre républicain: la gauche se regroupe derrière des figures comme Jaurès ou Clemenceau qui imposent l’union sur une ligne dreyfusarde, puis gagnent avec le Bloc des gauches les élections législatives de 1902. Cette victoire permet la mise en œuvre de la loi de 1901. En face, la droite peine à s’unir de manière aussi significative: les partis de droite ne seront longtemps que des alliances d’élus, à la seule exception de l’Alliance libérale populaire, incarnation de la droite catholique et républicaine (sic). Cette défaite initiale marque profondément la droite française, laquelle attache son nom, sous la IIIe Rép., à deux domaines: d’une part l’engagement militaire, puisque, après la victoire de 1918, les Français élisent la Chambre Bleu-Horizon, au sein de laquelle la droite traditionnelle est ultra majoritaire; d’autre part, la politique financière, avec le franc Poincaré de 1928, qui contribue à donner à la droite une réputation de compétence et de sûreté dans la gestion économique.

Parlons de Gaulle

25 Déc

Le gaullisme c’est défendre les instituions dans leur logique présidentielle, voir plébiscitaire. C’est parler au nom d’une France éternelle, rétive à toute atteinte à sa souveraineté et volontiers frondeuse quand il s’agit de marquer ses distances avec la puissance (l’empire) américaine. C’est aussi cultiver une fibre sociale, la participation.

Mais aujourd’hui l’héritage gaulliste est largement menacé. A chaque étape de l’histoire des « héritiers » du gaullisme, la référence s’est diluée: « le pompidolisme » a marqué une étape vers le conservatisme, le « chiraquisme » s’est rapproché du libéralisme, et enfin (ou malheureusement) le « sarkozysme » prend ses distances avec le modèle français et se rapproche des États-Unis.

Le Souverainisme

24 Déc

Le souverainisme est une doctrine qui vise à la préservation de la souveraineté nationale d’un pays, supposée être mise en danger par le développement d’institutions supranationales, telle l’U.E. ou par des processus économiques et sociaux dépassant les États telle la mondialisation. Le souverainisme transcende le clivage gauche-droite (Chevènement est souverainiste, Dupont-Aignan aussi).

A droite, il prend racine dans le gaullisme, et particulièrement dans la posture anti-fédéraliste du général. Celui-ci entendait préserver coûte que coûte l’indépendance de la France, seule garantie de sa grandeur, et refusait toute dérive fédérale du processus d’intégration économique vers une union politique, ce souverainisme gaulliste s’est renforcé. D’abord porté au sein du RPR par Jacques Baumel, Philippe Séguin et Pasqua, il s’incarne après la scission  de 1999 dans le RPF, fondé par de Villiers et Pasqua. Après la mise en sommeil de ce mouvement certains souverainistes d’obédience gaulliste vont rejoindre l’UMP. Cette tendance était personnalisée par NDA mais demeurait marginale dans ce parti gagné à la cause européenne. D’autres au contraire (le brillant Paul-Marie Couteaux, Jean Paul Bled, Alain Bournazel) vont faire le choix de l’indépendance et fonder en avril 2003 le Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF), toujours actif et se rapprochant de Debout La République. DLR est d’ailleurs le parti gaullo-souverainiste à la plus forte audience politique au niveau national.

Le second avatar du souverainisme de droite est incarné par de Villiers, actuel président du MPF, fondé en 1994 d’une scission avec l’UDF. Après une brève alliance avec les gaullistes au sein du RPF, le MPF demeure aujourd’hui le seul parti souverainiste non gaulliste. Il entend défendre les valeurs d’un certain « patriotisme populaire » visant à protéger la France des menaces de la mondialisation économique et de l’Europe de Bruxelles, liberticide.  Le parti n’est pas à proprement anti-européen, il prône une Europe-association d’États et non un super-Etat (ce vers quoi on tend) dans lequel les souverainetés nationales seraient dilués. Mais aujourd’hui le MPF, après une radicalisation islamophobe, se rapproche de l’UMP, et son meneur Philippe de Villiers se retire de la vie politique.

Mais tous les souverainistes, de droite, de gauche, gaulliste ou pas , se sont retrouvés en 2005 sur le même double refus de la Constitution Européenne et de l’entrée de la Turquie dans l’U.E.

Le libéralisme-libertaire, l’idéologie officielle d’Europe Ecologie

23 Déc

La gauche qui nous attends c’est la maturité de l’extrémisme bobo, car il existe un extrémisme de l’idéologie citoyenne et écologique qu’est le boboisme. En mai 68 on a déposé les germes de ce qui est aujourd’hui la maturité de l’idéologie Bo-bo, la pensée libérale-libertaire.
Des politiques comme Dany le Vert, qui se définit comme libéral-libertaire et qui est un fédéraliste anarchisant fervent, et un des plus beaux exemples de ce courant représenté par Europe Ecologie (parti écologiste, mais surtout ultra-libéral et ultra-européiste, qui n’hésite pas à s’allier à des mouvements régionalistes), le PS, et le MoDem.
Mai 68, constitue la « contre-révolution libérale parfaite », un cheval de Troie du capitalisme libéral puis néolibéral, sous un avatar libertaire. Ce qui nous attends c’est un marché du désir, une société qui confond liberté et libéralisation, qui implique la permissivité pour le consommateur et la répression pour le producteur, selon le modèle américain de consommation de masses régissant la morale et la politique. Tout cela servant, à sauver un capitalisme en crise et à créer de nouveaux marchés.

Mais le peuple comprendra, et à ce moment il pourra se faire secourir par la république, par les valeurs républicaines, et par le rétablissement de la Res Publica.

Humeur

23 Déc

En Côte d’Ivoire, il y a deux présidents. En France, nous avons Fillon et Sarko, Martine et Ségo, Miss Bretagne et Miss Provence. Eux ont Gbagbo et Ouattara. L’ingérence de la France, des États-Unis et de l’ONU est insupportable. Notre Kaiser Sarkoko devrait prendre des cours de géographie africaine. Il se rendrait peut-être compte que, si l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Algérie, l’Angola ou la Libye soutiennent Gbagbo, ce n’est pas pour rien.

Vive l’imprudence de l’Europe ! Van Rompuy, Barroso et compagnie se permettent de donner des leçons à la Côte d’Ivoire. Mais que disent-ils à Israël ? Barack Obama, dont l’image s’effondre, vient tout de même d’autoriser l’État hébreu à poursuivre l’occupation et la colonisation de Jérusalem-Est. Dans l’indifférence générale.La France est devenue un foutoir anarchique. Après les bégaiements du gouvernement sur la neige qui a paralysé le pays, maintenant, Mercier et Hortefeux se tirent dans les pattes avec Fillon pour arbitre ! Du jamais-vu dans la direction des affaires de la France…Pour finir, un sondage m’interpelle. Aujourd’hui, Marine Le Pen est à 27% de popularité et à 19% d’intentions de vote pour 2012. Si Jean- Luc Mélenchon continue à dépouiller le PS de ses voix, si Martine et Ségo poursuivent leur guéguerre et si les centristes maintiennent leurs multiples candidatures, que restera-t-il ? Un combat Le Pen-Sarkozy. Ce ne sera pas un « 21 avril à l’envers » comme disent les pseudo-spécialistes, mais, tout simplement, un 21 avril à l’endroit.

J-F Probst

Tout est normal,…

23 Déc

Nicolas Sarkozy, avocat d’affaires de profession, fut pendant des années le conseiller du laboratoire Servier qui a fait sa fortune avec le Médiator, mais encore l’Isoméride interdit aussi, ou le Daflon jugé inefficace.

Et il gardera ce client privilégié tout au long de sa carrière d’avocat. But de la manœuvre, selon un cadre cité par Libération : « éviter de payer des impôts » !

Chef de l’État, Nicolas Sarkozy s’est même empressé de remettre la grand-croix de la Légion d’honneur au patron de cette entreprise aux méthodes managériales et marketing redoutables.

La Fin de l’Euro aura lieu

22 Déc

L’euro va droit dans le mur. La question n’est plus de savoir si la monnaie unique va disparaître, mais quand. Six mois, un an, deux ans, cinq ans ? L’intransigeance légitime de l’Allemagne à ne pas se porter caution solidaire des dettes souveraines de l’ensemble de la zone euro condamne la monnaie unique à moyen terme.

Si les dirigeants Allemands ont réussi à arracher à Angela Merkel sa participation au fonds de soutien, il est probable qu’elle n’ira jamais plus loin. Pourquoi l’Allemagne devrait payer parce qu’elle a comprimé ses salaires ? Aux yeux allemands, cette proposition revient à demander à une fourmi qui aurait fait des sacrifices pour épargner de prêter à des cigales dont elle doute fortement de la capacité à la rembourser. Comment un homme ou une femme politique pourrait bien faire passer une telle proposition ?

Les Allemands ont raison de dire non. Pourquoi leurs efforts devraient les contraindre à se porter caution de plusieurs milliers de milliards de dettes ? Du coup, cette semaine, l’Allemagne a signé l’arrêt de mort de la monnaie unique.