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Zemmour vs Bové

6 Fév

Visionnez le débat Zemmour-Bové, ou le libéralisme-libertaire contre le gaullisme-bonapartiste

Bové donne des leçons de démocratie tandis que son collègue Cohn Bendit a signifié ses doutes sur le principe de majorité démocratique.

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Pourquoi la Chine veut-elle racheter l’Europe (2/2)

29 Déc
Un but final : rompre le lien Europe-USA

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, et sans doute autant que le Pacte Atlantique, le plan Marshall permit aux USA de transformer une partie non négligeable de l’Europe en protectorat. Ceci fut rendu possible parce qu’à l’époque les États-Unis possédaient une monnaie qui s’appuyait sur la détention, par eux, de l’essentiel des réserves d’or de la planète.

Sans disserter longuement sur la nature de ce protectorat, rappelons simplement qu’il fut politique (la fameuse « solidarité atlantique ») mais également … culturel. Les USA veillèrent bien, à coup de films notamment, à exporter les valeurs et emblèmes de l’« american way of life » afin de séduire et modeler les esprits européens.

Au jour d’aujourd’hui, les USA tentent de maintenir, vaille que vaille, ce protectorat mais en changeant sa nature toutefois. Il devient essentiellement militaire – l’OTAN en étant la représentation la plus emblématique en Afghanistan ou, peut-être bientôt, dans les cieux, si le bouclier antimissile ou si l’avion de combat F.35 se concrétisent matériellement – et se fonde, non sur le financement mais sur la collaboration et la mutualisation des moyens. Les USA, en effet, n’ont plus les moyens de payer … .

C’est sur cet état de fait que comptent les Chinois. La crise est pain béni pour Pékin. Les difficultés de la zone euro offrent, et comme jamais, la possibilité de racheter, et progressivement, et à vil prix au fur et à mesure que le temps passera, des pans entiers de l’économie européenne, qu’elle soit « réelle » ou « virtuelle » … c’est-à-dire financière. Et, en bons marxistes qu’ils ont été, les dirigeants chinois savent très bien que la souveraineté politique est toujours conditionnée par la souveraineté économique et financière, celui qui paye, et beaucoup, étant (toujours) celui qui commande  … .

De la sorte, et en plaçant sous sa coupe l’économie européenne, Pékin entend placer le continent dans sa sphère d’influence afin de distendre, d’abord, de rompre, ensuite, la solidarité atlantique, ciment principal de l’unité occidentale c’est-à-dire du couple Europe/USA.

La guerre « hors limites »

Cette vaste entreprise dépasse donc, et de loin, la sphère économique.

Elle illustre une logique stratégique chinoise formalisée dans un ouvrage des colonels Qiao Liang, et Wang Xiangsui, : « La Guerre hors limites », Payot et Rivages, 2003.

Ce traité énonce sans détour, et avec une franchise pour le moins étonnante, la pensée géopolitique et géostratégique de la Chine d’aujourd’hui. Il souligne que, pour elle, tous les domaines – dont ceux de l’économie, de la finance, de l’information, de la culture, etc. – peuvent devenir, ou champ de bataille, ou système d’arme, ou les deux à la fois, l’action militaire n’ayant vocation ni à l’exclusivité ni à la totalité de l’expression de la puissance armée de l’Etat … chinois.

Dans cette optique, il faut donc considérer la stratégie chinoise en Europe pour ce qu’elle est, c’est à dire un acte de guerre (non militaire donc hors limite) dirigée contre les USA, et ce, à un moment et dans un domaine où, pour la première fois de leur histoire, et pour raison de surendettement, les USA n’ont sans doute plus la maîtrise de leur destin faute d’avoir encore celle de leurs moyens.

Enjeu de conflictualité, l’Europe a peut-être une carte à jouer en rusant avec l’un et l’autres des Empires pour finalement tirer les marrons du feu.

Le veut-elle ? Le peut-elle … dans le mental de ses dirigeants ?

Pourquoi la chine veut-elle racheter l’Europe (1/2)

28 Déc

L’Empire du Milieu voudrait racheter plusieurs milliards d’euros de dettes portugaises. Lentement, mais sûrement, la Chine «tisse sa toile» en Europe. Selon le journaliste Jean-Louis Denier, l’état asiatique souhaiterait éviter tout protectionnisme de la part des Européens et développer une zone d’influence politico-financière
La longue liste des « emplettes » chinoises en Europe

Wen Jiabao - Flickr - World Economic Forum - cc Selon un quotidien portugais – le Journal de Negocios – la Chine s’apprêterait à racheter plusieurs milliards d’euros de dettes portugaises. Cette opération prendrait la forme d’une acquisition massive d’obligations d’Etat lusitaniennes et se déroulerait lors du premier semestre de l’année 2011.

Habituellement, les commentaires et considérations d’usage ne rendent compte de ce type de décision que sous un seul angle, celui de l’économie. Ils considèrent – et ils n’ont pas tort – que Pékin poursuit principalement trois objectifs en soutenant les pays de la zone euro :

1° Préserver la situation financière (le pouvoir d’achat) d’un ensemble géographique et économique qui est le premier débouché des exportations chinoises dans le monde et le second partenaire commercial de la Chine après les USA.
2° Rallier l’Union européenne à la cause du Yuan et obtenir d’elle une attitude bienveillante permettant à la Chine de continuer à sous-évaluer sa monnaie et donc de continuer à exporter massivement.
3° Diversifier les placements chinois (1900 milliards d’euros de réserves de change) en achetant de plus en plus d’avoirs libellés en euros et de moins en moins d’avoirs libellés en dollars.

Même exacte, cette vision des choses est partielle et néglige une autre approche, celle qui, géopolitique, rend compte d’intentions chinoises qui ne sont pas uniquement économiques ou qui intègrent le facteur économique dans une stratégie globale et internationale d’Etat où l’économie est la continuation de la politique par d’autres moyens.

Cette instrumentalisation de l’économie la place donc sous la subordination, et de la politique, et d’un Etat, c’est-à-dire d’une puissance publique, qui poursuit des buts et visées « impériales », non seulement concurrentes – mais déjà antagonistes – de celles d’un autre « imperium » … celui des Etats-Unis. De la sorte, elle présente une particularité : elle constitue un contre-exemple parfait de la théorie libérale qui prétend exonérer l’économie de l’emprise décisionnelle de la politique. Par ailleurs, elle rappelle aux optimistes béats de la sinophilie à tout crin que le libre-échangisme chinois a pour cadre un régime autoritaire qui, de son point de vue, présentent deux vertus dans la mesure où il n’est tributaire, ni de l’instabilité politique (car ignorant les élections libres), ni de l’impatience, ce défaut typiquement occidental…

La longue liste des « emplettes » chinoises en Europe

Cela pourrait ressembler à un voyage organisé par quelque tour-operator mais de Göteborg à Varsovie, de Berlin à Athlone, du Pirée à la vallée du Douro, l’on retrouve des dirigeants chinois publics et privés (le sont-ils réellement ?) pour signer des contrats, conventions et autres accords de partenariat.

Les uns permettent le rachat de Volvo, les autres instaurent des relations privilégiées dans le domaine de la production du cuivre ou de la machine-outil, quand les troisièmes entérinent des partenariats financiers renflouant, qui des armateurs, qui des Etats recherchant aussi ardemment qu’urgemment des liquidités pour boucler leurs fins de mois.

Dans tous les cas, la Chine « tisse doucement sa toile (…) », pour reprendre les termes de Wen Jiabao, premier ministre, ce dernier ayant rappelé, lors d’un voyage en Grèce en octobre de cette année, que l’Empire du Milieu voulait faire un grand effort pour soutenir les pays de la zone euro.

Soutenir ou … contrôler ?

Ce soutien n’est pas le produit d’une soudaine générosité ou d’une (improbable) conversion de Pékin à l’humanisme ou à une charité très christique à l’approche de Noël … .

La Chine veut atteindre deux objectifs en Europe :

–  la création d’une vaste tête de pont économique et mercatique la protégeant de toute tentation protectionniste de la part des Européens ;

–  le développement d’une zone d’influence politico-financière, l’argent chinois ayant vocation à acheter les consciences, les choix, les décisions et, en toute dernière extrémité, les dirigeants et dirigeantes eux/elles-mêmes … .

Ces objectifs font parti d’une dialectique subtile où l’économique renvoie au politique et vice et versa. Elle vise ni plus ni moins, sur le moyen et le long terme, à placer l’Europe sous (forte) influence chinoise, influence – selon la logique de Pékin – tendant à concerner, et le niveau strictement « national », et le niveau « européen », le premier étant traité à coup de partenariats économiques divers, le second relevant du soutien chinois apporté à l’euro, soutien qui va devenir de plus en plus évident et officiel afin de protéger la devise des assaut spéculatifs.

 

Un nouveau blog

20 Déc

Voilà, je suis entré dans cette blogosphère, non pas par vanité ou par plaisir, mais par nécessité. J’ai toujours voulu exprimer mes opinions, qui sont en l’occurrence souverainistes et gaullistes. Ces deux notions me semble capitales pour appréhender les crises que nous affrontons et que nous aurons encore à affronter, qu’elles soient politiques, morales ou économiques.

Je suis républicain, je crois aux valeurs de 1789 et à toutes celles qui on été forgé dans l’esprit de notre triptyque national Liberté-Égalité-Fraternité.

Je suis souverainiste, je crois que rien ni personne n’a le droit de dicter sa loi au peuple, qui est souverain.

Je suis gaulliste, je crois que la France a une vocation particulière dans le monde et dans l’histoire.