La Fin de l’Euro aura lieu

22 Déc

L’euro va droit dans le mur. La question n’est plus de savoir si la monnaie unique va disparaître, mais quand. Six mois, un an, deux ans, cinq ans ? L’intransigeance légitime de l’Allemagne à ne pas se porter caution solidaire des dettes souveraines de l’ensemble de la zone euro condamne la monnaie unique à moyen terme.

Si les dirigeants Allemands ont réussi à arracher à Angela Merkel sa participation au fonds de soutien, il est probable qu’elle n’ira jamais plus loin. Pourquoi l’Allemagne devrait payer parce qu’elle a comprimé ses salaires ? Aux yeux allemands, cette proposition revient à demander à une fourmi qui aurait fait des sacrifices pour épargner de prêter à des cigales dont elle doute fortement de la capacité à la rembourser. Comment un homme ou une femme politique pourrait bien faire passer une telle proposition ?

Les Allemands ont raison de dire non. Pourquoi leurs efforts devraient les contraindre à se porter caution de plusieurs milliers de milliards de dettes ? Du coup, cette semaine, l’Allemagne a signé l’arrêt de mort de la monnaie unique.

Publicités

Philippe Séguin, ou le gaullisme sans De Gaulle

21 Déc

« J’aime trop la France, je crois trop à la République pour rester inerte demain si elles m’apparaissaient menacées. » P. Séguin

« J’ai choisi le gaullisme parce que c’était autre chose que la droite. » P.Séguin

Séguin n’avait pas le sens de l’État, il l’avait dans la peau. C’est l’archétype de ce qu’est le gaullisme sans De Gaulle. Une certaine idée de la France et de l’Homme, de la Nation et du Peuple.

Né en 1943, il a été ministre, député, maire, président de la Cour des Comptes et président de l’Assemblée Nationale. Il a mis fin à sa carrière politique en 2002, refusant de rejoindre l’UMP. Gaulliste et militant de gauche, ce colosse au discours subtil et souvent ironique représentait la tradition du gaullisme de gauche, animée auparavant par Capitant et Vallon. Séguin saura à plusieurs reprises la faire revivre par ses prises de position souvent atypique.

Quand il dénonce en 1984 la dérive droitière du RPR et sa libéralomania, il semble à contre-courant de l’évolution du néogaullisme qui fait le choix de la révolution libérale. Quand il signe en 1989 le « Manifeste de la Rénovation », ou quand il présente en 1990 avec Pasqua une motion appelant à la refondation du gaullisme, il exprime toujours cette sensibilité qui veut que le gaullisme ne soit ni de droite ni de gauche. Quand, enfin, il milite pour le « non » à Maastricht, c’est une fois encore pour faire prévaloir les idées du gaullisme social contre les dérives libérale et monétariste de l’Europe.

En 1993, il refuse d’intégrer le gouvernement Balladur, ne souhaitant pas cautionner une politique économique qu’il récuse, l’accusant même de pratiquer « un Munich social »; il sera toutefois élu président de l’Assemblée la même année, poste à partir duquel il cherche à faire prévaloir ses idées. En 95, il contribue activement à la campagne de Chirac, qui lui doit la mise en avant des thèmes de la « fracture sociale » et du « pacte républicain ».Toutefois, les relations entre les deux hommes vont rapidement se détériorer, Séguin reprochant à Chirac de ne pas appliquer le programme pour lequel il a été élu.

Le dernier combat politique de « la bête des Vosges  » s’achèvera sur un échec lorsque la liste qu’il conduit ne parvient pas à empêcher la victoire de la gauche à Paris en 2001.  Séguin voulait enrayer la dérive libéralo-droitiére du gaullisme, désormais très largement dilué dans une UMP pro-européenne, libérale et atlantiste.

Injustices

20 Déc

« Mon seul adversaire, celui de la France, n’a jamais cessé d’être l’argent » Charles de Gaulle, 1952

Les protestations récentes contre les salaires mirobolants, et les dérives du président proviennent moins d’une jalousie que du sentiment que le pacte social est rompu. L’an dernier, Sarko n’a pas uniquement commis une faute de goût avec sa période bling-bling, mais il a transgressé notre contrat social qui nous tient ensemble. Notre civilisation basée sur un contrat égalitaire, sur une solidarité entre ses membres, et sur l’émulation qui caractérise notre méritocratie.
La France, c’est le pays anti-anglo-saxon par excellence, car nous sommes anti-utilitaristes, c’est à dire que notre société n’est pas fondée sur la seule poursuite de son intérêt personnel.

Est-ce que la France serait ce pays frileux, peureux et taiseux devant le grand corps sain prodigue du monde anglo-saxon?

Une crise mondiale, prélude à la monnaie unique

20 Déc

Il est intéressant de constater que l’on essaye  de sauver des pays sur-endettés par ce moyen absurde: en les endettant plus. L’unique réponse à cette situation serait une restructuration de la dette, et cela n’importe quel conseiller bancaire de base le sait. Accorder des crédits à un sur-endetté ne peut conduire qu’à sa faillite. Maintenant, on peut se demander ce qu’espère le prêteur en agissant ainsi.

La finalité pour vous et moi serait le passage de l’huissier avec saisie de tous vos bien …
Ne serait ce pas ce que souhaite le prêteur ?
En Grèce la Chine à acheté le port du Pyrhée, l’Espagne qui se débat pour ne pas sombrer envisage de vendre ses aéroports.
On remarquera que les prêts octroyés à l’Irlande et à la Grèce ont été assortis de conditions allant dans le sens d’une libéralisation accrue de ces états et d’une énorme pression sur les populations (baisse des salaires et autres avantages et hausse des impôts, réduction du nombre des fonctionnaires …), une vraie marche forcée vers l’ultra libéralisme accompagné d’un assujettissement à la BCE et au FMI.
Ce qui est intéressant d’observer est la place prépondérante que prend le FMI.
Les deux monnaies mondiales de référence que sont le dollar et l’euro sont en train de sombrer, ce qui signifie que l’on va chercher une nouvelle solution pour le commerce mondial. 

DSK a avancé ses pions en évoquant les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) comme alternative, mais ce malin s’est bien gardé de nous dire que le FMI travaille actuellement à la création d’une monnaie mondiale : le BANCOR. Sauf qu’il existe ce document du FMI daté d’avril 2010, c’est ce qu’on appelle avoir le sens de l’anticipation. (voir page 26)

http://www.imf.org/external/np/pp/eng/2010/041310.pdf

« Et tandis que les Français nient qu’ils soient en pourparlers avec la Chine sur la création d’un nouveau régime monétaire, la ministre française des Finances Christine Lagarde lors d’une réunion en Italie a dit que la France compte utiliser sa présidence du G20 pour faire pression pour une alternative au dollar. Elle a expressément cité le «Bancor», l’idée émise par Keynes dans les années 1940 pour une monnaie-marchandise basée sur un panier de métaux. Les États-Unis prennent des risques à jouer avec le « privilège exorbitant » dont ils ont bénéficié pendant deux tiers de siècle grâce à leur hégémonie monétaire. »

Un nouveau blog

20 Déc

Voilà, je suis entré dans cette blogosphère, non pas par vanité ou par plaisir, mais par nécessité. J’ai toujours voulu exprimer mes opinions, qui sont en l’occurrence souverainistes et gaullistes. Ces deux notions me semble capitales pour appréhender les crises que nous affrontons et que nous aurons encore à affronter, qu’elles soient politiques, morales ou économiques.

Je suis républicain, je crois aux valeurs de 1789 et à toutes celles qui on été forgé dans l’esprit de notre triptyque national Liberté-Égalité-Fraternité.

Je suis souverainiste, je crois que rien ni personne n’a le droit de dicter sa loi au peuple, qui est souverain.

Je suis gaulliste, je crois que la France a une vocation particulière dans le monde et dans l’histoire.