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Le Souverainisme

24 Déc

Le souverainisme est une doctrine qui vise à la préservation de la souveraineté nationale d’un pays, supposée être mise en danger par le développement d’institutions supranationales, telle l’U.E. ou par des processus économiques et sociaux dépassant les États telle la mondialisation. Le souverainisme transcende le clivage gauche-droite (Chevènement est souverainiste, Dupont-Aignan aussi).

A droite, il prend racine dans le gaullisme, et particulièrement dans la posture anti-fédéraliste du général. Celui-ci entendait préserver coûte que coûte l’indépendance de la France, seule garantie de sa grandeur, et refusait toute dérive fédérale du processus d’intégration économique vers une union politique, ce souverainisme gaulliste s’est renforcé. D’abord porté au sein du RPR par Jacques Baumel, Philippe Séguin et Pasqua, il s’incarne après la scission  de 1999 dans le RPF, fondé par de Villiers et Pasqua. Après la mise en sommeil de ce mouvement certains souverainistes d’obédience gaulliste vont rejoindre l’UMP. Cette tendance était personnalisée par NDA mais demeurait marginale dans ce parti gagné à la cause européenne. D’autres au contraire (le brillant Paul-Marie Couteaux, Jean Paul Bled, Alain Bournazel) vont faire le choix de l’indépendance et fonder en avril 2003 le Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF), toujours actif et se rapprochant de Debout La République. DLR est d’ailleurs le parti gaullo-souverainiste à la plus forte audience politique au niveau national.

Le second avatar du souverainisme de droite est incarné par de Villiers, actuel président du MPF, fondé en 1994 d’une scission avec l’UDF. Après une brève alliance avec les gaullistes au sein du RPF, le MPF demeure aujourd’hui le seul parti souverainiste non gaulliste. Il entend défendre les valeurs d’un certain « patriotisme populaire » visant à protéger la France des menaces de la mondialisation économique et de l’Europe de Bruxelles, liberticide.  Le parti n’est pas à proprement anti-européen, il prône une Europe-association d’États et non un super-Etat (ce vers quoi on tend) dans lequel les souverainetés nationales seraient dilués. Mais aujourd’hui le MPF, après une radicalisation islamophobe, se rapproche de l’UMP, et son meneur Philippe de Villiers se retire de la vie politique.

Mais tous les souverainistes, de droite, de gauche, gaulliste ou pas , se sont retrouvés en 2005 sur le même double refus de la Constitution Européenne et de l’entrée de la Turquie dans l’U.E.

Le libéralisme-libertaire, l’idéologie officielle d’Europe Ecologie

23 Déc

La gauche qui nous attends c’est la maturité de l’extrémisme bobo, car il existe un extrémisme de l’idéologie citoyenne et écologique qu’est le boboisme. En mai 68 on a déposé les germes de ce qui est aujourd’hui la maturité de l’idéologie Bo-bo, la pensée libérale-libertaire.
Des politiques comme Dany le Vert, qui se définit comme libéral-libertaire et qui est un fédéraliste anarchisant fervent, et un des plus beaux exemples de ce courant représenté par Europe Ecologie (parti écologiste, mais surtout ultra-libéral et ultra-européiste, qui n’hésite pas à s’allier à des mouvements régionalistes), le PS, et le MoDem.
Mai 68, constitue la « contre-révolution libérale parfaite », un cheval de Troie du capitalisme libéral puis néolibéral, sous un avatar libertaire. Ce qui nous attends c’est un marché du désir, une société qui confond liberté et libéralisation, qui implique la permissivité pour le consommateur et la répression pour le producteur, selon le modèle américain de consommation de masses régissant la morale et la politique. Tout cela servant, à sauver un capitalisme en crise et à créer de nouveaux marchés.

Mais le peuple comprendra, et à ce moment il pourra se faire secourir par la république, par les valeurs républicaines, et par le rétablissement de la Res Publica.

La Fin de l’Euro aura lieu

22 Déc

L’euro va droit dans le mur. La question n’est plus de savoir si la monnaie unique va disparaître, mais quand. Six mois, un an, deux ans, cinq ans ? L’intransigeance légitime de l’Allemagne à ne pas se porter caution solidaire des dettes souveraines de l’ensemble de la zone euro condamne la monnaie unique à moyen terme.

Si les dirigeants Allemands ont réussi à arracher à Angela Merkel sa participation au fonds de soutien, il est probable qu’elle n’ira jamais plus loin. Pourquoi l’Allemagne devrait payer parce qu’elle a comprimé ses salaires ? Aux yeux allemands, cette proposition revient à demander à une fourmi qui aurait fait des sacrifices pour épargner de prêter à des cigales dont elle doute fortement de la capacité à la rembourser. Comment un homme ou une femme politique pourrait bien faire passer une telle proposition ?

Les Allemands ont raison de dire non. Pourquoi leurs efforts devraient les contraindre à se porter caution de plusieurs milliers de milliards de dettes ? Du coup, cette semaine, l’Allemagne a signé l’arrêt de mort de la monnaie unique.